Que pourrons-nous leur dire ?

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J’ai honte. J’ai honte de n’avoir pu rien faire. J’ai honte de n’avoir pu rien faire pour des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. J’ai honte de mon impuissance face à leurs malheurs. J’ai honte de mon impuissance face à leurs corps s’entassant sous les décombres des ruines de la ville. J’ai honte de mon impuissance face à leurs corps qui se noient sous les mers. J’ai honte de mon impuissance face à leurs larmes. J’ai honte de mon impuissance face aux yeux pleins de tristesse d’un enfant d’à peine 5 ans qui a perdu toute sa famille dans un bombardement. J’ai honte de mon impuissance face aux cris de cette mère qui vient de voir son enfant mourir. J’ai honte de n’avoir pu rien faire pour arranger les choses à part pleurer et prier pour eux. J’ai honte de ne pas pouvoir leur donner ma vie, de ne pas pouvoir leur donner un toit, une vie meilleure. J’ai honte d’être née dans un pays où ils sont maltraités, humiliés, détestés. J’ai honte de ne pouvoir seulement crier mon impuissance, de crier aux injustices, de crier mon désarroi face à la guerre, j’ai honte de ne pouvoir que dire « Je suis Alep ».

« Juste la fin du monde », Dolan au sommet

Cinéma.

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C’est avec une excitation mêlée à de l’anxiété que je suis allée voir Juste la Fin du Monde de mon cher réalisateur chouchou, Xavier Dolan. De l’excitation, car cela fait depuis Mommy que j’attendais impatiemment le prochain film, et de l’anxiété car j’avais peur d’être déçue par ce film qui paraissait être un film lourd émotionnellement, porté par certains acteurs qui ne m’inspirent que très peu d’empathie (spoiler : Marion Cotillard et Léa Seydoux).

Harcèlement, violence de rue : victimisation des oppresseurs

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Il y a un mois, la vidéo de Marion Seclin parlant du harcèlement et de la drague de rue est sortie. On a pu voir toutes les réactions, positives ou négatives, que cette vidéo a suscitées… Certaines réactions, très touchantes, témoignent du harcèlement vécu, du malaise ressenti dans la rue par beaucoup de filles. Puis certaines sont clairement révoltantes, notamment celle de « Raptor Dissident », un youtubeur haineux, qui critique (insulte) tout et tout le monde.

Danish Girl : la force des femmes

Cinéma.

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Danish Girl est un film de Tom Hooper, réalisateur du grandiose Le discours d’un roiDans les années 20, le peintre paysagiste Einar Wegener (Eddie Redmayne) et la peintre portraitiste Gerda Wegener (Alicia Vikander) vivent une histoire d’amour passionnée. Dans la haute société danoise, Einar et Gerda se font une place de taille dans la société mondaine du Danemark. Parfois, Einar se travestit pour servir de modèle aux peintures de sa femme. Se travestir est devenu un jeu pour le peintre et sa femme, mais la place de ce jeu grandit dans l’âme d’Einar et fait éclore Lili. Lili Elbe sera la première femme, née homme, au monde à subir une opération de réattribution sexuelle, une véritable révolution dans une époque où les sexualités dites différentes étaient extrêmement taboues.

L’année culturelle d’Oona

Cinéma., Littérature, Musique

2015; année remarquable par ses dramatiques événements, sa constante remise en cause des libertés. 2015 n’est pas une année totalement négative, culturellement riche en chefs-d’oeuvre (riche en daubes magistrales, bien sûr). Pour terminer cette année sur une note positive, je veux vous parler de mes coups de coeur cinématographiques, littéraires et musicaux de l’année.

« Marguerite » de Xavier Giannoli : une ode à la passion.

Cinéma.

Depuis longtemps, je n’avais pas ressenti quelque chose d’aussi fort au cinéma, une aussi belle émotion, une infinie tendresse pour des acteurs. Marguerite est un film de Xavier Giannoli, inspiré d’une histoire vraie, avec toute la simplicité et la finesse qui caractérisent ce réalisateur, Marguerite nous amène aux tréfonds de la passion la plus pure, et la plus délicate : la musique.

marguerite

Whiplash : magistral.

Cinéma.

CINEMA. 10

Whiplash est le deuxième long métrage de Damien Chazelle sortie fin décembre 2014.

Andrew a 19 ans, il n’a qu’un seul rêve : devenir un batteur de jazz reconnu dans le monde entier. Il réussit à intégrer le conservatoire de Manhattan où il s’entraîne durement pour intégrer l’orchestre de Terence Fletcher, un professeur d’exception qui a côtoyé les plus grands de sa génération. Quand Fletcher repère enfin Andrew, celui-ci va redoubler d’efforts pour réussir dans cet orchestre et monter les échelons malgré les humiliations publiques, les rabaissements et les persécutions psychologiques que lui fait subir son professeur.

Ma liberté

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Ma liberté est la seule chose que je possède.

charlie

Ma liberté me permet de penser. Ma liberté permet d’exprimer ce que je ressens, même si ce que je pense peut blesser autrui. Ma liberté me donne le droit d’aimer, de ne pas aimer, mais jamais elle ne me donne le droit de ne pas respecter l’autre.

Ma liberté est au fond de mon coeur, depuis toujours, ma liberté me permet de vivre avec les autres, même s’ils sont différents, même si nos idéaux sont opposés.